Le premier jour, une application d'entraînement ne connaît en réalité que ce que vous avez saisi : votre objectif, les jours où vous pouvez vous entraîner, le temps qui reste avant la saison, un profil approximatif et ce qui vous gêne en ce moment. C'est assez pour commencer, pas pour prétendre qu'elle vous comprend déjà.
Cela change dès que des données arrivent depuis une Apple Watch, Apple Health ou votre agrégateur. Entraînements, sommeil, VFC, fréquence cardiaque au repos, régularité avec laquelle vous vous entraînez vraiment : rien de tout cela ne rend le programme parfait. Cela lui donne simplement quelque chose de réel auquel réagir.
L'historique des séances montre ce que vous faites vraiment
Ce que vous racontez à une application sur vous-même est souvent optimiste. Pas votre journal d'entraînement. Il montre si vous vous entraînez deux fois ou cinq fois par semaine, si vos séances sont des kilomètres faciles ou des intervalles difficiles, et si vous traînez déjà une grosse semaine derrière vous.
Une personne qui court régulièrement et une autre qui reprend après trois mois d'arrêt ne devraient pas recevoir le même programme. Et si le calendrier en prévoit quatre, mais que les données n'en montrent qu'une, le programme devrait aussi le remarquer, sans vous faire la leçon.
Le sommeil et la récupération font la différence d'un jour à l'autre
Une mauvaise nuit ou un indice de récupération faible ne veut pas automatiquement dire canapé. C'est du contexte. Souvent, cela fait simplement pencher la balance : une journée de mobilité ou une séance plus légère a davantage de sens que de forcer encore une séance difficile.
C'est encore plus vrai dans les semaines qui précèdent un voyage, quand il faut caser l'entraînement entre le travail, les enfants et un vol le vendredi. Un programme qui ignore tout cela paraît ambitieux, puis s'effrite discrètement.
Plus de données ne donne pas le droit d'en faire trop
La VFC est bruitée. Le suivi du sommeil rate des choses. Beaucoup de personnes ont des trous dans leur historique. L'approche honnête consiste donc à utiliser les signaux disponibles et à être moins catégorique quand les données couvrent peu de choses, plutôt que de faire passer une estimation pour un chiffre précis.
C'est la ligne que SlopeReady essaie de suivre : partir de votre objectif et de votre calendrier, lire Apple Health uniquement avec votre autorisation, puis affiner le programme à mesure qu'un meilleur contexte apparaît. L'application ne devrait pas prétendre savoir plus que ne le permettent vos données.